Sur les chemins de Compostelle


Sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle

Saint Jacques de Compostelle : ses origines

Au Moyen-âge, Saint-Jacques-de-Compostelle comptait parmi les trois grands lieux de pèlerinage auquel tout bon chrétien se devait d’aller. Les chrétiens se rendaient à Rome pour se recueillir sur les tombeaux de Pierre et Paul, à Jérusalem et à Saint Jacques de Compostelle. L’engouement pour ce site aussi éloigné des origines de la religion, s’explique par le fait que la petite ville espagnole est en réalité le lieu de sépulcre de Saint Jacques, dont la vie fut étroitement liée à celle du Christ. En l’an 813 l’ermite Pélagius découvre au confin de la Galice en Espagne un sépulcre que l’on attribue à Saint Jacques. Or à cette époque, l’Espagne est en proie aux invasions des Maures, Alphonse II et Ramiro 1er, souverains des Royaumes de Galice et des Asturies, ont alors l’idée d’une reconquête du territoire, passant par la consolidation du pouvoir royal. La religion y jouera un rôle décisif. Alphonse II fait ériger une église à Santiago, et les pèlerins ne tardent pas à affluer, attirés par la légende de Saint Jacques.

Le pèlerinage au Moyen âge :

Du XIe aux XVI e siècles, 500 000 pèlerins se rendent chaque année sur les lieux sacrés, une affluence en partie expliquée par la prise de Jérusalem par les Turcs.

Les ‘Jacquets’ venus des quatre coins de l’Europe tracent 4 voies principales, ponctuées d’abbayes et de chapelles, reliant les lieux où certaines reliques peuvent justifier un recueillement, qui sont autant de centres de prières et de repos pour les voyageurs. Au terme d’un long périple, le pèlerin se voit remettre une coquille, signe d’un accomplissement aussi physique que spirituel.

Les 4 grandes chemins de Compostelle :

En l’an 1140 un moine poitevin trace les premiers itinéraires. Dès lors les chrétiens venus d’Europe, d’Oural ou de Scandinavie passeront par la France pour traverser les Pyrénées et se rendre au lieu sacré. Les 4 chemins historiques sont ceux empruntés de nos jours par les marcheurs.

La via Turonensis’ dite voie de Tours. Longue de 1446 kms, si on l’emprunte dans sa totalité, il faut marcher pendant 62 jours

La via Lemoviensis’ dite voie de Vézelay. Longue de 1691 kms son parcours représente 70 jours de marche

La via Podensis’ dite voie du Puy en Velay. Longue de 1530 kms elle nécessite 62 jours de marche

La via Tolosana’ dite voie d’Arles. Longue de 1588 kms il faut 62 jours de marche pour parvenir à compostelle.

Les voies secondaires :

Il existe aussi des voies secondaires qui permettent aux pèlerins de se rendre dans des lieux de pèlerinage en doublant les itinéraires traditionnels. Une variante permet aux Jacquets qui avaient emprunté la route du Puy-en-Velay, de passer par Cordes puis de rejoindre la voie d’Arles, par Gaillac, Rabastens et Toulouse

Enjambant le Dourdou par le pont des « romieux » la voie quittait Conques pour gagner Aubin, Villeneuve d’Aveyron, Villefranche de Rouergue, Najac, Laguépie, Cordes , Gaillac, Lisle sur Tarn, Rabastens, Saint-Sulpice, Montastruc le Conseillère, Castelmaurou, l’Union et Toulouse où le pèlerin se recueillait en la basilique Saint Sernin

De Conques à Toulouse : Cordes Les pèlerins fréquentent Cordes dès le moyen âge, ainsi un pèlerin lyonnais de retour de St Jacques à été enterré à Cordes. Les pèlerins pouvaient recevoir des soins à l’hôpital St Jacques, ils pouvaient disposer d’une grande salle et d’une chambre des pèlerins et de deux autres salles dont une, où le gardien faisait la cuisine. La façade conserve de belles ouvertures du XIV siècle, et sur chacun des murs pignons était posée une coquille de pierre (actuellement au musée Charles Portal). Une chapelle dite « la capelette » est rattachée à l’hôpital De nombreux édifices ou maisons de la cité arborent sur le fronton la coquille St Jacques.

Le pèlerinage de nos jours :

Désormais, malgré la diminution du sentiment religieux, croyant et non-croyant se retrouvent sur les chemins. Ils sont plusieurs millions recensés chaque année. Le périple qui mène à St Jacques de Compostelle reste mémorable, tant par la beauté des paysages traversés, que par la visite des édifices d’art roman et les contacts humains que l’on y noue.


Contact : Comité du Grand Fauconnier - 2 rue des Jardins - 81170 Cordes-sur-Ciel
Tél : 05.63.56.34.63
Courriel : comite.dugrandfauconnier@laposte.net